Moi c’est Jen
J'ai longtemps hésité à partager cette histoire.
C'est personnel, c'est intime, et une petite voix me disait que ça n'intéressait personne.
Mais j'ai réalisé que si je vous demande de me faire confiance, vous méritez de savoir à qui vous avez affaire. Pas une version lisse et professionnelle de moi. La vraie. Avec les détours, les doutes, et les leçons apprises dans la douleur.
Alors voilà.
Mon histoire
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Pendant longtemps, j'ai été celle qui faisait ce qu'on attendait d'elle. Bien. Sans broncher. Les bonnes études, les bons choix, le bon chemin. Je m'adaptais. À tout. Aux attentes, aux environnements, aux gens. C'était naturel. C'était confortable. Et quelque part, c'était valorisant — parce que quand on fait tout bien, on est apprécié.
Ce que je ne voyais pas encore, c'est que je construisais ma vie entière autour des besoins des autres. Pas par faiblesse. Par réflexe.
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Après des études de management, j'ai démarré chez Semetis — une boîte de consultance en digital marketing créée par les deux premiers Googlers belges. On était 15. Quinze jeunes, sortis des mêmes universités, avec une soif immense d'apprendre et de challenger le statu quo. L'énergie était dingue.
Très vite, j'ai mené des projets, puis des équipes. En 2018, je sens que mon rôle de consultante ne me suffit plus — j'ai envie de toucher au people management. Je prends mon courage et j'en parle à mon manager. En une semaine, le management team se réunit et met sur pied un plan pour me faire de la place. Le timing est long — 9 mois. "C'est le temps de faire un bébé", comme je leur dis. Quelques jours plus tard, je tombe enceinte. La vie accélère.
Mariage, premier enfant, deuxième, troisième. Le tout en prenant la direction d'une entreprise de 50 personnes.
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Enceinte de ma deuxième, on m'annonce que je suis pressentie pour reprendre la direction de Semetis. Pile au moment où elle est censée naître. Un mois après avoir officiellement repris les rênes, Alice rejoint notre famille.
Deux semaines et demie après avoir accouché, me voilà à organiser notre premier leadership meeting dans mon salon, avec Alice que je tentais péniblement d'allaiter.
Notre année record en business — on passe la barre des 7 millions d'euros. Et aussi notre année record en turnover : 51%. On a perdu près de la moitié de nos effectifs. Il fallait recruter à grande échelle, onboarder rapidement, rassurer les clients. On sentait que le château de cartes pouvait s'effondrer à tout moment.
En parallèle, Alice tombait malade coup sur coup. Ses bronches étaient fragiles. Elle était plus souvent malade qu'à la crèche. Chaque matin était une course pour trouver une solution de garde au pied levé. Je me sentais coupable de ne pas être assez là pour elle. Et coupable de ne pas pouvoir faire plus au boulot.
Parmi toutes les casquettes que je portais — directrice, manager, mère, femme, collègue — j'avais le sentiment profond d'échouer sur chacune.
Je faisais front. Je continuais d'avancer. Mais au fond, je savais.
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En avril 2022, je décide de commencer un accompagnement en coaching. Pas parce que j'étais prête. Parce que je savais qu'il fallait anticiper la réflexion.
Et là, tout m'a explosé à la figure. Les prises de conscience, les unes après les autres. Je pleurais beaucoup. J'étais perdue, épuisée. Je cochais toutes les cases d'un pré-burnout. Mais j'étais trop fière pour aller voir un médecin. Je ne voulais surtout pas être mise à l'arrêt — même si, soyons honnête, c'est exactement ce qu'il me fallait.
Après des sessions de coaching intenses, j'ai pris la décision de m'arrêter. En une semaine, tout était fait — décision prise, communiquée à toute la boîte, congé parental.
Le soulagement. Et en même temps, la peur. La peur que ce soit la fin d'une belle aventure — une aventure qui ne me convenait plus tout à fait.
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Ce qui a suivi, c'est une période de flottement. Agréable et vertigineuse à la fois. Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Cette question tournait en boucle. Un jour j'avais envie d'être sage-femme, le lendemain architecte d'intérieur, la semaine d'après j'avais envie d'ouvrir un concept store avec ma sœur. Tout y passait.
Sur les conseils de ma sœur, je suis partie faire une semaine de jeûne et de randonnée. Quelle bouffée d'air. Ça m'a fait un bien fou.
Je suis retournée 3 derniers mois chez Semetis, pour refermer le livre de cette décennie avec élégance. Le 31 janvier 2023, c'était mon dernier jour. Et mon premier jour de l'inconnu.
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J'ai démarré une formation de coaching, en pensant que ce serait "une corde de plus à mon arc." Et c'est là que tout a basculé.
Lors de mes premiers peer-coachings, pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie à ma place. L'énergie que je retrouvais en accompagnant quelqu'un, les retours de mes pairs, la dynamique de groupe — c'était ma bouffée d'oxygène. J'adorais chaque minute : les apprentissages personnels, les apprentissages du métier, cet espace de confiance et de bienveillance.
J'ai compris que ce que je faisais naturellement depuis des années — avec mes équipes, mes collègues, Fred — c'était du coaching. Écouter, questionner, aider à voir clair. Sauf que maintenant, j'avais les outils pour le faire vraiment.
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Si je raconte tout ça, ce n'est pas pour le show. C'est parce que chaque étape de ce parcours — la petite fille qui faisait tout bien, la directrice qui portait tout, la mère qui culpabilisait, la femme qui a osé s'arrêter — nourrit ce que je fais aujourd'hui.
Je ne serais pas la coach que je suis sans avoir vécu tout ça. Sans avoir été coachée moi-même. Sans avoir appris, dans la douleur parfois, à poser ce qui ne m'appartenait pas.
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Le coaching n'est pas ma seule casquette. J'ai aussi repris Spark People avec ma sœur Vanessa — une entreprise qui aide les managers et dirigeants à remercier leurs équipes avec intention. Pas des goodies. Des cadeaux et des expériences qui créent une vraie émotion et de la connexion.
Entreprendre avec ma sœur, c'est une aventure en soi. On apprend à travailler ensemble, à se compléter, à naviguer entre la vie de famille et la vie de boîte. C'est exigeant, c'est riche, et c'est une source d'apprentissage permanente — sur le business comme sur moi-même.
Spark People, c'est aussi ce qui me garde les pieds dans le réel. Reprendre une boîte, gérer des clients, des fournisseurs, des décisions au quotidien — ça nourrit mon coaching autant que ma formation.
Ce que je crois
Je crois qu'on peut être ambitieux et prendre soin de soi en même temps. Et que ce n'est pas un luxe — c'est une nécessité.
Je crois que les gens qui portent beaucoup méritent un espace pour respirer. Et quelqu'un qui ne les juge pas.
Aujourd'hui, c'est ce que je fais. J'accompagne les gens qui font tourner les choses et qui méritent qu'on leur pose enfin la question — "Et toi, dans tout ça ?"
Je crois que les bonnes décisions ne viennent pas de la méthode, mais du recul.
Je crois que le coaching, ce n'est pas dire aux gens quoi faire. C'est les aider à voir ce qu'ils savent déjà.
Je crois qu'on choisit un coach avec son intuition, pas avec un CV. Si quelque chose frotte, même un petit truc — il ne faut pas y aller.
Pourquoi Senda Collective?
"Senda", c'est un mot espagnol. Il veut dire "sentier" — pas l'autoroute, pas le chemin tracé d'avance. Le petit sentier qu'on découvre en marchant.
C'est un peu l'histoire de ma vie. Pendant des années, j'ai suivi la route qu'on attendait de moi. Les bonnes études, le bon job, les bonnes décisions. Et un jour, j'ai quitté l'autoroute. Pas parce qu'elle était mauvaise — parce qu'elle n'était plus la mienne.
Le sentier que j'ai trouvé depuis, c'est celui du coaching, de l'entrepreneuriat, de l'expatriation à Valence. Un chemin que je trace au fur et à mesure, pas à pas.
Et "Collective", parce que ce sentier, on ne le fait pas seul. Mes clients, mes cohortes, les équipes que j'accompagne — on marche ensemble. Chacun sur son propre chemin, mais jamais seul.
Senda Collective, c'est l'espace où on trace son propre sentier — avec quelqu'un à côté.
Formations & certifications
Formations & Certifications
Formation de coach professionnel — Coaching Ways (accréditée ICF)
Formation Bilan de Compétences — CFIP
Certification AATC ICF — Coaching d'équipe
Formation Ennéagramme (ennéatypes & sous-types) — Jacques Prémont & Coaching Ways
Parcours professionnel
Owner — Spark People
Coach Ressource — Equipe pédagogique de Coaching Ways
Director of People & Operations — Space Refinery
Operations Director & co-directrice — Semetis
Master sciences de gestion — Louvain School of Management